Le Wattbike, un vélo… et des Watts !

Publié le par Antoine

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La question de la convalescence se pose ainsi : soit on attend que le corps cicatrise lentement, à son rythme, soit on en accélère le métabolisme physiologique en reprenant progressivement une activité musculaire et cardiaque.

En 2008 pour accélérer la cicatrisation de mon moignon, j’avais opté pour le miel mais aussi pour le rameur d’appartement , le « concept 2 », un produit tout simplement exceptionnel de robustesse et d’efficacité. J’avais cicatrisé en moins de 2 mois

Cette année changement de programme, ne pouvant pas compter sur la puissance des deux jambes, pour cause de fracture à droite, je me suis mis en tête d’essayer le vélo d’appartement, le poids de mon corps étant porté par la selle.

Je fis cette proposition au docteur Rousseau le 18 février dernier, qui l’accepta aussitôt.

L’idée était de reprendre progressivement l’activité musculaire tout en étant « porté » pour ne pas fragiliser l’os.

Je me mettais donc en chasse de trouver un « home traîner », capable de m’aider dans ma rééducation.

Sans hésiter je fis le choix du Wattbike.

Connaissant la robustesse des produits « Concept 2 », je demandais à son directeur, Bertrand Vecten de m’aider pour le prêt d’une machine. Je connaissais déjà la bête, le vélo j’entends, on s’était déjà croisé lui et moi à plusieurs reprises, j’étais même parvenu à le chevaucher lors d’une présentation presse, je parle bien du vélo. Mais cette fois il fallait le dompter et qui plus est, avec un fémur cassé. Le Wattbike offre la possibilité de connaître la puissance développée par chaque jambe sur les pédales. Donc aucun risque de surcharger la droite, et surtout la possibilité de bien contrôler l’effort.

Rendez-vous était donc pris avec le Wattbike le 24 février.

 

11h00 comme convenu, la bête se tenait devant moi, dans mon salon, prêt à toutes les audaces de chevauchement.

11h05, vêtu de mon short de cycliste, je lâchais les béquilles impatient de faire mes premiers « tours » de pédales. Enfin tours c’était peut être présomptueux de ma part. Me tenir assis sur la selle était déjà une grande avancée à ce stade de ma rééducation.

Côté pratique et ergonomie, le Wattbike est « ready to ride ». Rien à monter, si ce n’est la machine chez moi, en tous cas il n’est pas livré en kit, tout est bien là.

Le vélo est déjà prêt à tourner. La qualité semble au rendez-vous, les réglages de selle et de guidon sont micrométriques, nickel, les serrages sont fiables, solides et faits pour résister au temps…et surtout faits pour résister aux 150 kg d’un « sprinteur sur piste» britannique nourri à la « jelly » et au « porridge », le tout en écoutant Iron Maiden ! C’est dire la capacité de résistance de ce « super bike ».

 

Après quelques contorsions et acrobaties périlleuses je me retrouvai dominant ma monture avec je dois dire une certaine fierté. La selle est très confortable, la position de conduite, pas mal du tout offrant plein de combinaisons possibles : ballade sur les plages du Touquet, contre la montre individuel (ou par équipe !) et position « en danseuse » pour ce qui est de l’ascension du Mont Ventoux par Bédoin.

 

Le Wattbike est fourni avec deux pédales (si,si…) soit à lanières, soit automatiques de type SPD. J’ai déjà donné pour les automatiques, on va essayer les lanières.

 

J’enfilai donc les lanières et débutai un premier tour de jambes : Et là miracle, nous n’étions pas à Capharnaüm, je n'étais pas Lazare, pourtant j’entendis cette petite voix me dire « Bonfils, tes péchés sont pardonnés. Lève-toi et pédale ».

 

Malgré la fracture je pédalais. Pas vite évidemment, mais silence... ça tourne !

 

Premières observations : l’énorme déséquilibre entre les deux jambes. Cela ne se ressent pas à première vue, car en vélo une jambe compense l’autre. Elles sont liées, par les manivelles.

Mais en y regardant de plus près, le déséquilibre musculaire est sans appel : 80 % à gauche / 20 % à droite.

80 % de la puissance est transmise par ma jambe gauche, contre 20 % seulement par la droite.

Logique, près de deux mois d’arrêt, d’immobilisation totale, ajoutée à l’intervention chirurgicale et la perte musculaire avoisine les 50 % !

Pas de panique c’est normal, c’est le contraire qui le serait moins.

C’est simple y a qu’à pédaler, tous les jours sans forcer sur la jambe droite.

 

Le wattbike offre deux critères de difficulté ou de résistance.

Une résistance à l'air, de force 1 à 10. Cette résistance se traduit par la sensation de rouler face au vent, plus ou moins fort.

Et une résistance « en côte » ou « une pente » de force 1 à 7, qui se traduit pour le coup par un vrai frein moteur. En position 7 on se met en danseuse comme en côte !

Pour compléter le tout, le wattbike dispose d’un porte bidon, indispensable pour la bière des coureurs britanniques, et d’un ordinateur de bord ultra précis. A noter l’absence d’éclairage et d’un porte bagage… certes c’est discutable pour un vélo d’appartement.

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Uper,le vélo1
Ça me donne envie dÈen acheter un!


Patrick BI 24/03/2010 11:26


Super ce vélo, je songe à me l'acheter! J'ai hâte de voir ce que donne les sensations de la route sur une moquette... intéressant !