Phériché, le far-west népalais
En attendant que mon ampoule guérisse, me voici donc installé à Phériche, 4400m d’altitude, quelque part sur la route de l’Everest. « La Kumbu Highway » comme on l’appelle, avec ses bars, ses
lodges , ses p…
Le lodge de Phériche, c’est un peu le saloon du far-west népalais avec son propriétaire qui passe ses jours à compter les dizaines de milliers de roupies que lui laissent les trekkeurs de passage.
Environ 3500 roupies par jour (35€), un Dal Bat est à 350 roupies, le salaire d’un porteur lui est de 500 roupies par jour…
Donc ça fait trois jours que je déprime dans ce foutu lodge où il n’y a rien à faire, à part laver son linge et son pied.
(En photo le « saloon » de Ang Nuru Sherpa)
J’ai tenté deux footings dans les environs, histoire de réveiller mon cœur et mes jambes, et j’ai assisté à toutes les réunions de sensibilisation à l’altitude proposées par le dispensaire de Phériche et
ses docteurs bénévoles Alan et Alison. Je suis incollable sur le MAM
(Mal Aigu des Montagnes).
(Photo: moi dans un caisson de décompression pour soigner ma dépression)
C’est amusant de se dire que l’un des plus hauts dispensaires du monde
ne reçoit aucune subvention du Népal. Ils vivent des dons et des
consultations des trekkeurs, environs 50 $/ consultation. Sur les 24.000 € que nous avons laissé au ministère du Tourisme népalais pour les droits d'ascension, pas un centime ne va au seul hôpital qui vient vraiment en aide aux touristes !
Gros sous toujours, j’ai fait la rencontre de l’équipe Sky Diving, qui
entrevoit de sauter en parachute au-dessus de l’Everest, demain ou
après-demain. Sky pour Skynews, la chaîne britannique, il y a des caméras partout.
Ils ont débarqué à 40. Parmi eux, Per Wimmer, un
milliardaire danois qui ne veut pas être pris en photos. Il rêve
de s’envoler dans l’espace et va d’abord se jeter au-dessus de
l’Everest. Ironique, il me lâche : “aux pauvres à faire l’ascension à
pied quand d’autres se paient l’avion”… Chacun d’entre eux a
payé 40.000 $ pour 10 minutes de sensations fortes. Moi, finalement,
avec mes 20.000 € pour deux mois de sensations et d’odeurs fortes, je
m’en sors bien…
Ce soir ils sont partis se faire sauter, moi je reprends du Dal Bat,
c’est encore ce qu’il y a de moins cher… Que c’est loin l’Everest sans un
sou… Il n’en aura que plus de saveur, mon Dal Bat aussi d'ailleurs.
(En photo le mémorial aux morts de l’Everest de Phériche, mis à jour fin 2006)
No comment !
lodges , ses p…
Le lodge de Phériche, c’est un peu le saloon du far-west népalais avec son propriétaire qui passe ses jours à compter les dizaines de milliers de roupies que lui laissent les trekkeurs de passage. Environ 3500 roupies par jour (35€), un Dal Bat est à 350 roupies, le salaire d’un porteur lui est de 500 roupies par jour…
Donc ça fait trois jours que je déprime dans ce foutu lodge où il n’y a rien à faire, à part laver son linge et son pied.
(En photo le « saloon » de Ang Nuru Sherpa)
J’ai tenté deux footings dans les environs, histoire de réveiller mon cœur et mes jambes, et j’ai assisté à toutes les réunions de sensibilisation à l’altitude proposées par le dispensaire de Phériche et
ses docteurs bénévoles Alan et Alison. Je suis incollable sur le MAM
(Mal Aigu des Montagnes).
(Photo: moi dans un caisson de décompression pour soigner ma dépression)C’est amusant de se dire que l’un des plus hauts dispensaires du monde
ne reçoit aucune subvention du Népal. Ils vivent des dons et des
consultations des trekkeurs, environs 50 $/ consultation. Sur les 24.000 € que nous avons laissé au ministère du Tourisme népalais pour les droits d'ascension, pas un centime ne va au seul hôpital qui vient vraiment en aide aux touristes !
Gros sous toujours, j’ai fait la rencontre de l’équipe Sky Diving, qui
entrevoit de sauter en parachute au-dessus de l’Everest, demain ou
après-demain. Sky pour Skynews, la chaîne britannique, il y a des caméras partout.
Ils ont débarqué à 40. Parmi eux, Per Wimmer, un
milliardaire danois qui ne veut pas être pris en photos. Il rêve
de s’envoler dans l’espace et va d’abord se jeter au-dessus de
l’Everest. Ironique, il me lâche : “aux pauvres à faire l’ascension à
pied quand d’autres se paient l’avion”… Chacun d’entre eux a
payé 40.000 $ pour 10 minutes de sensations fortes. Moi, finalement,
avec mes 20.000 € pour deux mois de sensations et d’odeurs fortes, je
m’en sors bien…
Ce soir ils sont partis se faire sauter, moi je reprends du Dal Bat,
c’est encore ce qu’il y a de moins cher… Que c’est loin l’Everest sans un
sou… Il n’en aura que plus de saveur, mon Dal Bat aussi d'ailleurs.
(En photo le mémorial aux morts de l’Everest de Phériche, mis à jour fin 2006)
No comment !
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