Je ne veux pas perdre mes orteils!
J'ai eu l'occasion de repenser aux pieds de Stephen Venables
le premier Britannique à l'Everest sans oxygène. Lorsque je le rencontrai à Katmandou la
veille de mon départ, je remarquai qu'il lui manquait tous les orteils du pied
droit. Lorsqu'à l'approche du camp 1 à 6200m d'altitude, je ne sentis plus
mon gros orteil droit, l'ablation british me revint à l'esprit et je
rebroussai chemin dare dare vers le camp de base laissant là au passage
mon sac à dos de 65 litre qui me cassait le dos.

Bien dangereux de redescendre seul la cascade de glace de l'Everest: ça n'a pas
loupé, dans la partie basse de cet ogre, je
chutai jusqu'aux hanches dans une mare d'eau gelée.
Bien joué, quand on a déja les orteils tout bleus.
Bref, la peur au ventre et mes chaussettes dans les mains je regagnai
finalement mon camp de base, ma maison, mon sweet home.
Je dis depuis le début que réussir l'Everest est une multitude de détails; la preuve,
une chaussure en cuir, pourtant prévue pour le froid mais un tout
petit peu trop serrée et hop on vous coupe les pieds.
C'est donc chaussé de mes Everest GTX (Millet) que je repartis le
lendemain vers ce foutu camp 1 et vers mon sac à dos qui m'attendait
quelque part dans l'Ice Fall. Cette fois-ci le froid pouvait bien venir, botté de mes GTX je ne
craignais plus - 20°c.
Je croyais le plus dur accompli en retrouvant mon sac à dos à 6000m d'altitude.
Tshiring, mon guide m'avait gentiment assuré qu'une heure et demi de
marche restait à couvrir avant le camp 1. C'était sans compter sur les grandes
échelles qu'il fallait passer.
A suivre…
le premier Britannique à l'Everest sans oxygène. Lorsque je le rencontrai à Katmandou la
veille de mon départ, je remarquai qu'il lui manquait tous les orteils du pied
droit. Lorsqu'à l'approche du camp 1 à 6200m d'altitude, je ne sentis plus
mon gros orteil droit, l'ablation british me revint à l'esprit et je
rebroussai chemin dare dare vers le camp de base laissant là au passage
mon sac à dos de 65 litre qui me cassait le dos.

Bien dangereux de redescendre seul la cascade de glace de l'Everest: ça n'a pas
loupé, dans la partie basse de cet ogre, je
chutai jusqu'aux hanches dans une mare d'eau gelée.
Bien joué, quand on a déja les orteils tout bleus.
Bref, la peur au ventre et mes chaussettes dans les mains je regagnai
finalement mon camp de base, ma maison, mon sweet home.
Je dis depuis le début que réussir l'Everest est une multitude de détails; la preuve,
une chaussure en cuir, pourtant prévue pour le froid mais un tout
petit peu trop serrée et hop on vous coupe les pieds.
C'est donc chaussé de mes Everest GTX (Millet) que je repartis le
lendemain vers ce foutu camp 1 et vers mon sac à dos qui m'attendait
quelque part dans l'Ice Fall. Cette fois-ci le froid pouvait bien venir, botté de mes GTX je ne
craignais plus - 20°c.
Je croyais le plus dur accompli en retrouvant mon sac à dos à 6000m d'altitude.
Tshiring, mon guide m'avait gentiment assuré qu'une heure et demi de
marche restait à couvrir avant le camp 1. C'était sans compter sur les grandes
échelles qu'il fallait passer.
A suivre…
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